Tables rondes : réemploi et mobilier professionnel

Déclinaison sectorielle de notre étude sur la place de la REP dans l'économie circulaire

TABLES RONDES DU 12 DÉCEMBRE 2025

COMPTE RENDU

Les échanges ont mis en évidence plusieurs enjeux structurants pour accélérer le réemploi du mobilier professionnel.

Constat général de la filière

  • Manque d'harmonisation des règles et des pratiques entre acteurs : standard de qualité commun, prix d'achat fixe…
  • Faible digitalisation globale de la filière, limitant la fluidité des échanges et la connaissance du mobilier disponible à un instant T.
  • Difficulté à sécuriser les projets dans le temps (délais, disponibilité des lots, inventaires mouvants).
  • Besoin accru de transparence : traçabilité, prix, rôle des éco-organismes et accès aux financements.
  • Absence d'outils communs pour qualifier, valoriser et partager les informations sur les gisements.

Inventaire, traçabilité et standardisation

Plusieurs pistes ont été évoquées pour structurer l'information produit :

  • Création d'un inventaire standardisé, avec un indicateur type « nutriscore du mobilier » et des visuels harmonisés.
  • Définition d'un glossaire commun pour clarifier les notions (réemploi vs retour produit, reconditionné, upcycling…).
  • Mise en place d'un label du reconditionné afin de sécuriser la confiance des acheteurs.
  • Amélioration de la traçabilité : suivre ce que devient un produit après récupération.
  • Donner plus de visibilité aux acteurs existants et à leurs rôles respectifs.

Disponibilité des gisements et gestion des délais

Les participants ont identifié des freins opérationnels majeurs :

  • Nécessité de pouvoir réserver ou bloquer des lots avec des délais d'option clairs.
  • Écart entre le temps long des projets et l'évolution rapide des stocks.
  • Nécessité d'un outil capable de gérer les changements de dernière minute.

Objectif partagé par l'ensemble des membres de la filière : intervenir plus en amont dans les projets pour limiter les incertitudes.

Digitalisation et outils

Un consensus fort s'est dégagé autour du besoin d'outils numériques :

  • Développement d'un ERP spécialisé seconde main pour la filière.
  • Digitalisation à l'échelle européenne pour fluidifier les échanges.
  • Intégration de systèmes de qualification des produits dans les outils internes et externes.
  • Amélioration du partage d'information sur les gisements à venir pour stabiliser les prix.

Modèle économique et transparence financière

Plusieurs sujets liés au financement ont été abordés :

  • Clarification du rôle des éco-organismes et de l'accès aux fonds réemploi.
  • Question du partage des gains liés au réemploi.
  • Besoin d'une meilleure transparence sur les prix et leurs fluctuations.
  • Réflexion autour d'outils d'aide au pricing côté acheteur.
  • Accès aux pièces détachées auprès des fabricants pour faciliter le reconditionnement.

Organisation de la filière et montée en compétences

Des pistes structurantes ont émergé :

  • Création possible d'espaces de reconditionnement mutualisés ou d'une coopérative dédiée.
  • Formation des installateurs aux pratiques du réemploi et éventuellement au reconditionnement.
  • Élaboration de guides pratiques : guide du déménagement en réemploi et guide d'achat en réemploi.
  • Développement de cas d'usage concrets pour démontrer la faisabilité opérationnelle.
Table ronde n°1 Réemploi & REP

Réemploi et responsabilité élargie des producteurs

avec Smartback, Emmaüs et Éco-Maison

Présentation des participants et activités

Ariane Varable
Smartback

  • Entreprise créée il y a 4 ans avec Olympe Chabert.
  • Aide les marques et distributeurs e-commerce meubles à gérer leurs retours.
  • Revalorisation locale : 2/3 revente, 1/3 dons.
  • Réseau de partenaires seconde vie sur toute la France.
  • Extension récente : missions réemploi hôtels en rénovation.

Vincent du Granrut
Éco-Maison — responsable filière ameublement

  • Éco-organisme créé en 2011, 14 000 adhérents.
  • 700 structures ESS, 640 collectivités, 1 000 opérateurs déchets, 500 réparateurs.
  • 1,5 million de tonnes de déchets traités annuellement.
  • 50 à 60k tonnes réemployées (98 % par partenaires ESS).
  • Objectifs 2029 : doubler les volumes de réemploi.

Thomas Ladreyt
Emmaüs France — délégué général adjoint

  • Fédération de structures autonomes.
  • 365k tonnes d'objets collectés/an, 150 points de vente.
  • 7 000 compagnons + 12k salariés (50 % en insertion).
  • DEA : 65k tonnes collectées, ~30k réemployées.
  • Baisse des volumes observée — préoccupation majeure.

Collaborations actuelles avec les éco-organismes

Smartback — Éco-Maison

  • Mise en avant auprès des distributeurs lors d'événements innovation.
  • Partenariat données réemploi contre rémunération.
  • Support recyclage pour les produits non-réemployables.
  • Extension hôtellerie : lead generation + financement de bennes.

Emmaüs — Éco-Maison (historique depuis 2013)

  • Soutiens financiers réemploi + préparation recyclage.
  • Containers distributeurs : 10 tonnes collectées, 70 structures inscrites.
  • Opération JO : 250 camions, 900 tonnes réemployées en 2 mois.
  • Appels à projets upcycling/innovation (2-3 M€/an).

Autres initiatives

  • Valdélia : intégration du centre d'insertion professionnelle Manutan-Arès.
  • Projet de standardisation du reconditionnement via FCBA avec Manutan.
  • Projet PAP : financement du reconditionnement de produits des adhérents par une structure de l'ESS.

Enjeux et défis identifiés

Définition claire des rôles

  • Éviter les situations concurrentielles absurdes.
  • Clarifier qui fait quoi dans la chaîne de valeur.
  • Besoin de transparence sur les coûts recyclage vs réemploi.

Accès au gisement

  • Baisse des volumes collectés par Emmaüs (facteurs multiples).
  • Concurrence des plateformes de particuliers.
  • Problématiques chauffeurs / logistique.
  • Qualité du gisement en baisse.

Financement et viabilité

  • Marché ameublement −10/−15 % en 2 ans.
  • Capacités financières des éco-organismes limitées.
  • Soutiens REP ~7-8 % des budgets d'Emmaüs seulement.
  • Besoin d'investissement / planification pour le développement.

Perspectives et innovations

Appel d'offres national Éco-Maison

  • Service collecte/tri/réemploi à l'échelle nationale.
  • Première fois sur la filière ameublement.
  • Consortium public-privé possible.

Partenariats producteurs-ESS

  • Consortiums cuisiniste-atelier Emmaüs.
  • Zones seconde vie en magasins (modèle suédois).
  • Priorité aux structures ESS pour la valeur ajoutée d'insertion.

Solutions logistiques

  • Financement transport ciblé.
  • Massification / mutualisation des flux.
  • Proximité territoriale privilégiée.
  • Plateformes régionales.

Gouvernance et cadre réglementaire

Position d'Emmaüs

  • La REP relève de l'État / de la puissance publique avant les éco-organismes.
  • Appel à un pilotage étatique fort avec une stratégie pluriannuelle.
  • Passage de la consultation à la co-construction des décisions.
  • Prise en compte de l'expertise terrain et des retours d'expérience.

Rôle des éco-organismes

  • Accélérateur de l'économie circulaire, pas solution unique.
  • Capacité de mise en relation via leur carnet d'adresses.
  • Financement limité par un contexte de marché difficile.
  • Complémentarité avec d'autres dispositifs nécessaire.

Recommandations opérationnelles

1
Transparence des coûts
  • Comparaison coût recyclage vs réemploi.
  • Arbitrage financier éclairé par la situation.
  • Visibilité des liens éco-organismes/recycleurs.
2
Soutiens ciblés
  • Financement logistique/transport spécifique.
  • Accompagnement des investissements des structures.
  • Critères sociaux dans la définition des stratégies.
3
Développement du réseau
  • Massification des volumes via plateformes.
  • Rotation accélérée des sites existants.
  • Nouveaux exutoires de proximité des consommateurs.
Table ronde n°2 Aménagement de bureau

Réemploi et économie circulaire : stratégies et freins dans l'aménagement de bureau

Contexte et participants
Guillaume CuzinAdopter un Bureau — reconditionnement mobilier de bureau
Marie VaillantYemanja — cofondatrice, aménagement bureau responsable, certification B Corp
Anthony BoulayTetris/JLL — pilote solutions réemploi, ex-éco-organismes Valdelia
Pierre-Yves BurlotGroupe Séché — ex-conseiller ministère environnement sur la loi AGEC

Évolution du marché et contexte réglementaire

Transformation majeure depuis 5 ans

  • Passage d'un modèle linéaire production-focused vers une demande client RSE.
  • Écosystème réemploi structuré depuis la loi AGEC.
  • Clients historiquement focalisés sur le prix, maintenant intéressés par l'aspect RSE.

Loi AGEC : révolution du système

  • Budget éco-organismes : de 1 milliard vers 10 milliards d'euros prévus.
  • Passage d'objectifs de moyens vers des objectifs de résultats.
  • Leviers : information consommateur, outils financiers, commande publique (article 58).
  • TGAP déchets : réduction de 800 000 tonnes d'enfouissement/an.

Freins identifiés au passage à l'échelle

Évolution des obstacles dans le temps

Il y a 10 ans

Méconnaissance des filières par les professionnels.

Il y a 5 ans

Problèmes logistiques : disponibilité, volumes, prix, qualité.

Aujourd'hui

Capacité à convaincre les clients.

Freins actuels côté clients

1/3
déjà convaincus
1/3
contraints réglementairement
1/3
nécessitent une conviction active

Freins systémiques

  • Éco-organismes : objectifs de moyens vs résultats, manque de concurrence.
  • Désindustrialisation France/Europe impactant la capacité d'éco-conception.
  • Gouvernance complexe, contrôles insuffisants.

Solutions et bonnes pratiques

Approche globale des projets

  • Bilan carbone complet (travaux + mobilier).
  • Mobilier réemploi : efficacité énorme sur la réduction d'empreinte.
  • Communication des résultats : infographies d'impact pour les clients.

Stratégies commerciales efficaces

  • Éviter l'angle prix, privilégier l'angle RSE.
  • Identifier les bons interlocuteurs motivés (ex : DRH de la Fédération Française de Football).
  • Proposer une qualité équivalente/supérieure à prix similaire.

Outils développés

  • Marketplace interne Tetris pour simplifier l'accès au réemploi.
  • Glossaire de définitions communes (recyclage, valorisation, reconditionnement).
  • Standards de reconditionnement : nettoyage, relooking, tests qualité.

Défis opérationnels et solutions

Enjeux de coordination

  • Besoin de simplification des processus fournisseurs.
  • Standardisation de la data produits et fiabilité des informations.
  • Communication claire du cahier des charges de reconditionnement.

Facteurs de succès

  • Point d'entrée unique identifié (rôle central de coordinateur).
  • Passion / conviction incarnée par les porteurs de projets.
  • Proactivité relationnelle continue avec les clients.
  • Formation des équipes internes sur les enjeux du réemploi.

Perspectives et recommandations

Leviers d'accélération

  • Bonus-malus éco-organismes plus ambitieux (jusqu'à 50 % du prix produit).
  • Renforcement de la concurrence entre éco-organismes.
  • Campagnes de sensibilisation des utilisateurs finaux (le B2C influence le B2B).

Changements de mentalités

  • 66 % des collaborateurs favorables au mobilier d'occasion (étude Actinéo).
  • Décalage entre la perception de la direction et les attentes des salariés.
  • Besoin de casser les préjugés « occasion = moins bien ».

Étude Actinéo : 66 % des salariés acceptent le mobilier d'occasion, même dépareillé.

RESTITUTION DES ÉCHANGES DU 22 AVRIL 2026

Au-delà des constats réglementaires, cette table ronde a mis en lumière l'émergence d'une ambition collective : faire de l'économie circulaire la matrice d'un nouveau projet sociétal, économique et écologique global.

En amont des débats, la restitution de l'étude menée pendant 18 mois par EC2027 avec le soutien de l'ADEME a posé un diagnostic sans concession : la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) ne peut plus être « l'alpha et l'oméga » de la transition. Les analyses révèlent trois limites systémiques majeures qui bloquent aujourd'hui le changement d'échelle des modèles circulaires.

Focalisation excessive sur le recyclage

Une focalisation excessive sur le recyclage des déchets, au détriment de la réparation et du réemploi.

Dépendance trop forte à la REP

Une dépendance trop forte à la REP, alors que d'autres leviers sont indispensables : industrie, fiscalité, formation, innovation, financement, réglementation.

Gouvernance centrée sur le producteurs

Une gouvernance centrée sur les producteurs, laissant une place limitée aux autres acteurs de la création de valeur.

Un message fort à retenir : l'économie circulaire est devenue un projet industriel de souveraineté.

20 ans de filière GEM

Des objectifs atteints, des signaux qui inquiètent

infrastructures matures, indicateurs au rendez-vous — mais la fiabilité décroche

Au rendez-vous

65 %
taux de collecte (dépassé)
80 %
taux de recyclage franchi
90 %
valorisation globale dépassée
~30
usines dédiées au recyclage
1 M
réparations enregistrées
34 M€
de bonus versés aux consommateurs

Signaux d'alerte

−3 %
de fiabilité du GEM entre 2023 et 2025
12 → 8
ans d'usage moyen d'un lave-linge
36 %
des Français font réparer leurs appareils
1 %
achètent du GEM reconditionné — le « plafond de verre » à briser en bâtissant un reconditionné de confiance
Table ronde n°1 État des lieux

20 ans d'économie circulaire dans le GEM : succès et limites

quelles limites imputables à la REP, quelles limites imputables à d'autres leviers ?

La « guerre du gisement »

L'allongement de la durée de vie peine à trouver un équilibre financier stable. 70 % de l'occasion transite directement de particulier à particulier (C2C), privant les reconditionneurs professionnels des meilleurs flux.

Un double blocage industriel

La filière est prise en étau : un amont qui ne conçoit pas durable — l'éco-conception reste le point mort des arbitrages de la REP, faute de bonus-malus assez agressifs — et un aval qui manque de réparateurs, ces métiers moins rémunérateurs n'attirant plus les jeunes.

Une gouvernance à réinventer

« Peut-on être payeur parce que pollueur, acteur du réemploi et décideur sur la répartition du gisement à la fois ? » L'État doit mieux contrôler la loi AGEC, réguler les « passagers clandestins » qui contournent l'éco-contribution, et cesser de voir la REP comme l'unique levier.

Des défis structurels

Monopole des flux : les acteurs traditionnels captent à la source les 10 à 15 % d'appareils à forte valeur, fragilisant les structures solidaires. Low-cost étranger : les importations massives à bas coût (notamment de Chine) écrasent les prix et asphyxient le réemploi local.

Table ronde n°2 Stratégie industrielle

Une stratégie nationale pour accélérer la transition

quelle place pour la REP, quels autres outils actionner ?

L'économie circulaire s'impose comme un levier de compétitivité, de réindustrialisation et de souveraineté.

L'éco-conception, premier levier

Elle conditionne réparabilité, réemploi et recyclage : jusqu'à 80 % des freins à la circularité se jouent dès la conception, selon l'ADEME.

Un moteur de réindustrialisation

La France dépend à 90 % des importations sur réfrigérateurs, lave-vaisselles et lave-linges. Le réemploi et la remanufacture pèsent déjà 1,5 Md€ de valeur ajoutée, avec un potentiel de 20 000 à 30 000 emplois locaux d'ici 2030.

Le changement d'échelle, principale difficulté

Contrairement à l'automobile (75 % de seconde main) ou aux smartphones, le GEM demande du temps long et de la visibilité sur la demande. La mauvaise application de l'article 58 de la loi AGEC prive les industriels de débouchés publics stables. Il ne s'agit plus d'inventer les solutions, mais de les rendre robustes économiquement.

Un déploiement encore trop lent

La lenteur fragilise les pionniers faute de volumes. Pour accélérer, il faut un nouvel imaginaire axé sur la fierté de réparer — un « nouvel âge des lumières » contre la débauche électronique complexe qui érode la durabilité.

Faire évoluer la REP pour la prochaine phase

La révision de la REP D3E (directive européenne et cahier des charges français à partir de fin 2026) est l'occasion d'ajuster l'outil sans renier ses acquis.

  • Renforcer les bonus-malus d'éco-conception, financer la logistique et le foncier de stockage, déployer la collecte préservante (préconisations DGE).
  • Remplacer l'objectif global de 2 %, jugé peu lisible, par des cibles différenciées par produit assorties d'obligations de moyens.
  • Accélérer la formation et structurer le recyclage des plastiques, métaux et matières critiques.
Conclusion

De la gestion des déchets au projet de souveraineté

« L'enjeu n'est plus seulement de gérer les déchets, mais de faire de l'économie circulaire un véritable projet industriel et de souveraineté porté par l'État. »

L'économie circulaire est désormais un enjeu de souveraineté économique, industrielle et stratégique, dans un contexte de compétition mondiale pour l'accès aux ressources. Si la REP demeure fondée sur le principe du pollueur-payeur, elle doit s'inscrire dans une stratégie nationale plus ambitieuse, cohérente et territorialisée.

Les leviers prioritaires

  • Massifier les filières circulaires pour que les collectivités intègrent plus de réemploi dans leurs achats.
  • Responsabiliser l'ensemble des metteurs en marché, y compris ceux qui échappent encore à l'éco-contribution.
  • Territorialiser l'économie circulaire en s'appuyant sur les régions et les collectivités.
  • Une stratégie nationale portée au plus haut niveau de l'État pour coordonner les politiques publiques.

Le changement d'échelle passera par

  • Une stratégie interministérielle de long terme
  • Une gouvernance plus ouverte
  • Une meilleure territorialisation des politiques publiques
  • Une simplification des cadres réglementaires
  • Un soutien accru à l'éco-conception, au réemploi, à la réparation et au recyclage

Conclusion de Marta De Cidrac, Sénatrice des Yvelines, Vice-Présidente de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, Présidente du Groupe d'études du Sénat sur l'économie circulaire.

Par ordre d'intervention

Les intervenants

Pierre-Emmanuel Saint-EspritPrésident d'EC2027
Isabelle AlbertalliDirectrice Climat et biodiversité, Bpifrance
Alexandre TanayVice-Président d'EC2027
Patrick RichardDirecteur Clients et Services, Ecosystem
Tess PozziAffaires publiques, Derichebourg Environnement · Présidente DEEE, FEDEREC
Laetitia VasseurDG et cofondatrice, ONG Halte à l'Obsolescence Programmée (HOP)
Gaetane LemarchandDirectrice de la transformation environnementale, Boulanger
Guillaume BalasDG, Fédération Envie (Union du Réemploi Solidaire)
Guy PezakuCEO, Murfy
Martin HacpilleCEO, EverEver
Arthur FournyDirecteur de projets Économie Circulaire, DGE
Bastien RambaudCEO, Vesto
Vincent GuffletCOO, Fnac Darty
Cécile MichelResponsable d'investissement, Banque des Territoires
Marta De CidracSénatrice des Yvelines, Groupe d'études du Sénat sur l'économie circulaire
Stéphan ArinoSecrétaire général d'EC2027 · Affaires publiques Europe de l'Ouest, Tomra
Sophie FabreExperte Transition environnementale et circulaire, Bpifrance
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